La vocation de Maurice Maignen qui avait
promis de tout quitter en 1846 et qui se rend pour
une retraite à Chartres ( où il est rejoint par Clément
Myionnet ), se manifeste au moment même où Notre-Dame
apparaît sur la montagne de La Salette.
C’est pourquoi une telle coïncidence
entre leurs aspirations et ce signe leur inspire une
dévotion particulière pour Notre-Dame de La Salette.
La guérison de trois orphelins ( 1852
et 1855 ) incita M. Le Prévost à témoigner à la Sainte
Vierge sa reconnaissance. L’idée de lui élever un
modeste sanctuaire se présenta à son esprit mais l’argent
manquait.
M. Le Prévost se tourna une fois de
plus vers la Sainte Vierge. Bientôt, des dons affluèrent
et la somme nécessaire fut réunie pour permettre l’acquisition
du terrain nécessaire .
La construction de la chapelle « Notre-Dame
Réconciliatrice de La Salette » fut menée à bien le
18 septembre 1858. Le lendemain, on célébra à Paris
pour la première fois l’anniversaire de l’apparition
de la Très Sainte Vierge à La Salette.
Parmi les pèlerins de La Salette du
Haut-Vaugirard, signalons Maximin Giraud et Mélanie
Calvat auprès desquels la Vierge est apparue, St Léonardo
Murialdo, St Pierre-Julien Eymard, Mgr Gay, Mgr d’Hulst,
Léon Bloy, Jean Guitton, Mgr Roncalli..
Le sanctuaire abrite des souvenirs précieux
: une pierre d’autel extraite de la sainte Montagne,
des reliques insignes du saint Curé d’Ars, le corps
du Père H. Planchat, le cœur et le corps du vénéré
Père Le Prévost, le coeur de Clément Myionnet, le
cœur de Maurice Maignen.